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Liste de la noblesse corse



Familles féodales corses

  • Marquis de Massa, de la lignĂ©e des Obertinghi, premiers marquis de Corse ;
  • De Leca (vaincue par GĂŞnes au XVe siècle) ;
  • Della Rocca (vaincue par GĂŞnes au XVe siècle) ;
  • D'Ornano (En Cinarca, une branche passe en France, avec Alphonse d'Ornano, 1548-1610, marĂŞchal de France) ;
  • Bozzi (Cinarca), la seigneurie de Taravo disparaĂ®t progressivement ?  partir de 1615 ; Comte
  • Istria (Cinarca) ;
  • Avogari de Gentile (Sud du Cap Corse), seigneurs de Canari (Haute-Corse) et de Brando (Haute-Corse) ;
  • Guelfucci (cortenais - voir site du nom), de Guelf de Forence, 1300 ?  1400, Tralonca, Sermanu, Alandu, etc. Bonfiglio Guelfucci, crĂ©ateur de l'UniversitĂ© de Corse en 1765.
  • Da Mare (Nord du Cap Corse), seigneur de Rogliano de 124915232comte de Corse de 1434 ?  1439 et Seigneur de Capraia
  • Negroni (Cap Corse), succède par mariage ?  la famille Da Mare ?  la tĂŞte du fief de Rogliano, annexĂ© en 1592 par les gĂ©nois d'Augustin Doria, gouverneur de Corse ; devient les De Mari par la suite
  • Delle Suere (ou Delle Suare), seigneurs de Cagnano, dĂ©pouillĂ©s de leurs terres par les Da Furiani et les Peverelli au XIe siècle, puis passant aux mains des Avogari en 1197 ;
  • Da Furiani, seigneur de Furiani seulement. Mais en 1072, avec l'aide du marquis de Massa (lignĂ©e des Obertenghi), ils chassent d'Orto et du Lota les Delle Suere ;
  • Peverelli, seigneurs d'Olcani La Chiappella (Cap Corse) jusqu'en 1082. RavagĂ© par Pise en 1167, leur fief est pris par les Avogari de Gentile en 1197. En 1246, Agostino Peverelli vend ses droits sur le Cap Corse ?  Ansaldo da Mare ;
  • de Peretti, de Levie, issue de Peretto, lui-mĂŞme descendant des Cinarchesi et cousin de Rinuccio Della Rocca
  • Da Pietrabugno, seigneurs de Ville seulement ;
  • De Bagnaia, riches commerçants promus seigneurs en 1130. Grâce ?  Pise, ils obtiennent l'administration d'Orto, de la Marana, des Costiere. Au XIIIe siècle ils seront en conflit avec les seigneurs voisins ;
  • De Pino, originaire de la pieve de Pino au centre de la Balagne. Les « Pinaschi Â», vassaux des marquis de Massa, Ă©taient seigneurs du XIe siècle au XIIIe siècle, possesseurs de plusieurs castraNote 1 ;
  • Cortinco, dits « Cortinchi (central et bas) ;
  • Famille De Lasso, dits « Laschesi Â» ou « Aschesi Â», seigneurs en Balagne, possesseurs du Castello Sant'Angelo et de Furiani.

Familles corses de noblesse génoise

  • Cuneo : ArrĂŞt du Conseil SupĂ©rieur de la Corse du 9 avril 1771, Ă©tablissant la filiation depuis Francesco Cuneo, noble GĂ©nois, nĂ© ?  Ajaccio en 1585.
  • Defranchi ou De franchi, cette famille a donnĂ© plusieurs Doges ?  la RĂ©publique ligure
Gerolamo De Franchi Toso : 21 octobre 1581 - 21 octobre 1583
Pietro (Sacco) De Franchi : 26 fĂ©vrier 1603 - 27 fĂ©vrier 1605
Giacomo (Toso) De Franchi : 1er aoĂ»t 1648 - 1er aoĂ»t 1650
Gerolamo De Franchi : 8 septembre 1652 - 8 septembre 1654
Federico De Franchi : 7 juin 1701 - 7 juin 1703
Cesare De Franchi : 8 octobre 1721 - 8 octobre 1723

Les branches cadettes, encore représentées aujourd'hui dans plusieurs villages de l'île, sont issues des nombreux officiers et administrateurs ayant fait souche sur place (dont on retrouve notamment la trace au travers du "guide des sources de l'histoire de la Corse dans les archives génoises" Antoine-Marie GRAZIANI).

  • Arrighi (Speloncato / Spiluncatu), attestation de noblesse du 18 janvier 15753 ;
  • Doria devenue d'Oria4 ;
  • Galliano4 ;
  • Morgana (Piedicroce)2 ;
  • Salimeri5 ;
  • Suzzarelli6 ;

Familles caporalices

Ce phĂ©nomène mĂ©rite sans doute d'ĂŞtre mieux cernĂ©, puisqu'aux caporaux "historiques", s'ajouteraient toutes les familles, très nombreuses, qui ont occupĂ© le poste de "caporal" dans leur village, jusqu'?  la RĂ©volution française.

Plusieurs ouvrages prĂ©sentent une liste des grandes familles caporalices, notamment :

- l'armorial de Colonna de Cesari Rocca, p XIV (prĂ©face) qui ne mentionne que "les plus illustres", sous-entendant qu'il omet "les moins illustres" (parmi lesquelles, Ă©trangement, les Casabianca ou della Casabianca ! ), et prĂ©cisant qu'elles prenaient gĂ©nĂ©ralement le nom de leur village d'origine, sans toutefois en ĂŞtre toujours seigneurs : dalla Campana, da Campocasso, da Casta, da Chiatra, dalla Corbaja (coquille : sans doute "Corbara"), dalla Crocicchia, del Lobio, da Matra, dal Olmo, d'Omessa, d'Ortale, de Pancheraccia, dalla Pastoreccia, de Petricaggio, da Piobetta, da Prune, da Sant'Antonino ;

- Fernand Ettori, dans La Maison de la Rocca, esquisse une liste presque identique, parmi les familles corses non cinarchese, non gĂ©noises (p. 166–168) : caporaux de Campocasso, de la Casabianca, de Casta, de Chiatra, de Corbara, de Gaggio, de Matra, d'Omessa, de Pancheraccia, de Pastoreccia de Rostino, de Sant'Antonino, de la Venzolasca.

La noblesse théodorienne

Longtemps négligés, les titres conférés par l'éphémère roi Théodore (1736) sont désormais considérés de manière plus objective, en partant du principe que le baron westphalien fut un monarque acclamé par les principaux notables de l'Île et, de la sorte, légitime.

Divers ouvrages recensent les titres confĂ©rĂ©s ?  ses compagnons et dignitaires du rĂ©gime: marquis, comtes, chevaliers. L?  encore, Colonna de Cesari Rocca avait posĂ© les bases tout en reconnaissant que les documents authentiques font souvent dĂ©faut et que le souvenir mĂŞme des titres reçus s'est mĂŞme perdu dans certaines des familles qui en ont bĂ©nĂ©ficiĂ© :

- marquis : d'Ornano, Giafferi, Matra, Paoli, Rafaelli, Silva ;

- comtes : Ambrosi (Castineta), Arrighi, Casabianca, Colonna-Bozzi,Contri, Costa, Durazzo, Fabiani, Fernandi, Gafforio, Giappiconi, Giuliani, Lancelloti, Lucioni-Casacolli, Mari, Natali, Paoli, Peraldi, Puillicio, Quilici, Susini, Taglio, Tomasini, Tortora ;

- chevaliers : Cuttoli, Guagno, Petralba, Seravalle.

F. Demartini (introduction de Michel VergĂ©-Franceschi ?  l'Armorial corse) s'est avancĂ© plus loin en prenant rĂ©ellement au sĂ©rieux cet Ă©pisode du point de vue du droit nobiliaire. François Antoine Mariani, dans "Les Malaspina de Speloncato", affirme qu'Antoine Marc Malaspina aurait lui aussi bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un titre de comte7.

Dans son ouvrage intitulé "Paoli un Corse des Lumières", Michel Vergé-Franceschi dresse en annexe une liste des personnalités théodoriennes où il mentionne de nombreux titres concédés par Théodore qui allonge un peu la liste ci-dessus.

Liste des familles reconnues nobles ou anoblies par la couronne de France

Familles reconnues nobles par le Conseil SupĂ©rieur de la Corse (« RNF Â»)8. (NB : nombre de ces familles adoptèrent très vite la pratique française de la particule qui est indiquĂ©e ci-dessous entre parenthèses ; placĂ©e devant le patronyme, elle est alors bien une « particule nobiliaire Â» ; si son utilisation semble n'avoir pas fait l'objet d'abus, notamment dans les branches restĂ©es hors de la RNF, son absence n'est quant ?  elle pas nĂ©cessairement un signe d'exclusion).

  • Abbatucci (Zevaco / Zicavu), le 21 dĂ©cembre 1776.
  • Albertini (U Pedipartinu d'Orezza), le 18 septembre 1775.
  • Angelis (de) (Bastia), le 27 avril 1772.
  • Antoni (Ersa), le 2 avril 1772.
  • Arrighi de Casanova, (Corte / Corti), les 4 fĂ©vrier 1783, 14 septembre 1783 et 8 juin 1787.
  • Avogari de Gentile (Capicorsu), le 13 septembre 1771.
  • Bacciochi (Adorno de) (Ajaccio / Aiacciu), les 27 fĂ©vrier 1771, 30 avril 1771 et 7 juin 1780.
  • Belgodere di Bagnaja (BelgudĂ©), le 27 avril 1772.
  • Benedetti (Vicu), noblesse de grâce.
  • Benielli (Ajaccio / Aiacciu), le 18 fĂ©vrier 1772.
  • Bianconi (Calvi/Calenzana/Montegrosso), le 15 janvier 1773. Noblesse de grâce
  • Biguglia (Bastia), noblesse avouĂ©e, septembre 1776.
  • Boccheciampe (de) (Oletta), noblesse reconnue, les 3 juin 1784 et le 13 septembre 1784 (Ă©galement titre de baron avec Ă©rection de terre, par dĂ©cret du 3 aoĂ»t 1799 de la couronne de Naples).
  • Boerio (de) (Bastia), le 26 avril 1783.
  • Buonaparte (Ajaccio / Aiacciu), le 13 septembre 1771.
  • Bustoro (Bastia), le 18 fĂ©vrier 1772.
  • Buttafuoco (U Viscuvatu), les 22 fĂ©vrier 1771 et 14 mars 1771.
  • Caraccioli (Morsiglia / Mursiglia), le 8 mai 17729.
  • Caraffa (de) (Bastia), le 17 fĂ©vrier 1774.
  • Cardi (Olmeta, Olcani, Ogliastru), le 12 juillet 1771.
  • Casabianca (de) (A Casabianca), les 4 juin 1771, 14 juin 1771 et 27 avril 1772.
  • Casalta (A Casalta), le 11 mars 1774.
  • Castelli (de) (Bastia), le 10 novembre 1775.
  • Cattaneo (Calvi), le 3 mars 1774.
  • Colonna d'Anfriani (Montemaggiore / Montemaio), le 21 mai 1772.
  • Colonna di Bozzi (Grussetu), les 23 dĂ©cembre 1773 et 13 dĂ©cembre 1775.
  • Colonna Ceccaldi (Evisa), le 21 fĂ©vrier 1772.
  • Colonna de Cesari Rocca (Quenza, Porto Vecchio / Porti Vechju), les 17 mars 1772, 29 novembre 1774 et 12 mars 1777.
  • Colonna d'Istria (SuddacarĂą, Bicchisgi? ), le 20 dĂ©cembre 1773.
  • Colonna d'Ornano (Santa Maria Sicchè), les 13 avril 1771 et 22 dĂ©cembre 1775.
  • Corsi (de) (Talasani), le 5 mai 1772.
  • Costa (Castellana di Moriani), le 27 fĂ©vrier 1772.
  • Costa (?), le 14 dĂ©cembre 1776.
  • Cuneo (Ajaccio / Aiacciu) le 9 avril 1771, Ă©tablissant la filiation depuis Francesco Cuneo, noble GĂ©nois, nĂ© ?  Ajaccio en 1585.
  • Cuneo d'Ornano (Ajaccio / Aiacciu), le 9 avril 1771.
  • Cuttoli de Coti (de)(Curtichjatu), le 11 avril 1774.
  • Dangelo (Bastia), le 27 avril 1772.
  • Filette (de) (Ambruzio), le 21 avril 1771 (et titre de comte attribuĂ© par Theodore de Neuhoff au chevalier Pierre de Filette de Ambruzio)
  • Doria (Bonifacio, Bastia), le 12 mai 1785.
  • Ettori (Tavagna), le 21 mai 1772.
  • Fabiani (de) (Santa-Reparata-di-Balagna / Santa Riparata di Balagna), le 29 avril 1774 (et titre de comte attribuĂ© en 1736 par ThĂ©odore de Neuhoff au gĂ©nĂ©ral Simon Fabiani).
  • Farinole (Bastia), le 17 septembre 1781.
  • Ficarella (Brandu), le 13 aoĂ»t 1787.
  • Follacci (Basterg? ), le 21 mai 1772.
  • Fozzani (Fuzz? ), le 7 avril 1772
  • Fozzani Bernardini (Fuzz? ), le 29 mars 1784.
  • Fozzani Durazzo (Fuzz? , Campumoru), le 12 mai 1772 (et titre de comte attribuĂ© en 1736 par ThĂ©odore de Neuhoff au gĂ©nĂ©ral Michele Angelo Durazzo della Rocca).
  • Fozzani Tomasi Carabelli (Fuzz? ), le 28 dĂ©cembre 1778.
  • Fratani de Vezzani (Vezzani), maintenue en 1773.
  • Fraticelli (?), le 17 mai 1774.
  • Frediani (A Penta di Casinca), le 10 avril 1772.
  • Gaffori (de) (Corte), comte en 1736 par ThĂ©odore de Neuhoff, noblesse annoncĂ©e.
  • Galloni d'Istria (Ulmetu), le 20 mai 1775.
  • Gautier d'Urbino (Aleria). Originaire de Normandie. elle reçoit infĂ©odation perpĂ©tuelle du territoire de l'Ă©tang d'Urbinu, dans la juridiction d'Aleria, par arrĂŞt du Conseil d'État et lettres-patentes du 18 avril 1789, enregistrĂ©es au Conseil SupĂ©rieur de la Corse le 8 janvier 1790.
  • Gentile (de) (Ajaccio / Aiacciu), le 22 juin 1787.
  • Gentile (de) (Nonza), le 27 mars 1776.
  • Gentile (de)(Rogliano / Ruglianu), le 28 mars 1774.
  • Gentile (Calcatoghju), le 16 dĂ©cembre 1774.
  • Giacomoni (de) (Sainte Lucie de Tallano / Santa Lucia di Tall? ), le 29 avril 1778.
  • Giafferi (don Luiggi), marquis en 1736 par ThĂ©odore de Neuhoff ainsi que toute sa descendance garçon fille pendant 1 000 ans
  • Giubega (de) (Calvi), le 19 janvier 1774.
  • Giudicelli (Montemaggiore,Occi,Olmi-Capella) issue d'après la tradition d'un comte Giudicello de Calvi . Qualification de nobilissimi dans les actes paroissiaux .
  • Luiggi (Crucien Joseph) le 20 juillet 1828 comte d'Avignon mariĂ© ?  Marie Louise de Maisonblanche, dont quatre fils et une fille (arrière arrière petite fille non lĂ©gitime de Louis XIV)[rĂ©f. nĂ©cessaire].
  • Marengo (Bastia, originaire de GĂŞnes), le 27 septembre 1787 ("comte d'Algo" dans certains actes).
  • Mari (de) (Tagliu di Tavagna), le 22 mai 1772.
  • Massei (Sisco / Siscu), le 2 avril 1772.
  • Matra (de) (Matra), le 25 novembre 1776.
  • Mattei (Centuri), le 15 novembre 1787.
  • Monti Rossi (de) (Palasca), le 8 mai 1788.
  • Morelli (Bastia), le 3 dĂ©cembre 1771.
  • Morlas (de) (Bastia), le 22 mai 1772.
  • Morati (de) (Murato / Muratu), le 18 fĂ©vrier 1772.
  • Murato: voir Sistrières.
  • Negroni (de)(Ruglianu), le 22 juin 1778.
  • Ornano (Santa Maria Sicchè), le 12 mars 1772.
  • Ortoli (d') (Sartène / Sartè), le 21 mai 1772.
  • Peretti (de) (Livia), le 28 avril 1772.
  • Pernice (A Penta du Casinca), le 1er mars 1774.
  • Petriconi (de) (Soriu), le 5 fĂ©vrier 1774.
  • Pianelli (Olmeto / Ulmetu), le 22 novembre 1771.
  • Pietri (Prunu), le 27 avril 1772.
  • Pietri (de) (Sartène / Sartè), le 21 mai 1772.
  • Poggi (San Martinu di Lota), le 27 avril 1772.
  • Poli (Cervioni), le 7 avril 1775.
  • Ponte (Ajaccio / Aiacciu), le 8 aoĂ»t 1771.
  • Pozzo di Borgo (Aiacciu), le 9 juin 1774.
  • Pozzo di Borgo (de) (Alata), le 15 septembre 1774.
  • Pruno (Ampugnani), le 9 mai 1774.
  • Questa (de)(Calvi), le 18 mars 1774.
  • Ristori (?), noblesse avouĂ©e, le 12 dĂ©cembre 1785.
  • Rocca Serra (Porto Vecchio/Portivechju), le 14 janvier 1772.
  • Rocca Serra (Sartène / Sartè) le 27 avril 1772, (Cargiaca/Carghjaca) le 5 juin 1772, (Levie/Livia) le 21 octobre 1774.
  • Rossi (Bastia), les 1er fĂ©vrier 1776 et 6 mars 1776.
  • Rossi (Ajaccio / Aiacciu), le 13 dĂ©cembre 1771.
  • Salineri (Bonifacio), le 19 avril 1782.
  • Sansonetti (de)(Lugu di Venacu, Bastia), le 27 aoĂ»t 1771.
  • Santini (Bastia), le 10 avril 1771.
  • Sistrières-Murato, vicomte de Murato le 22 avril 1776.
  • Susini (de)(Sartène / Sartè), le 12 mars 1772.
  • Susini (Ajaccio / Aiacciu), les 2 mai 1780 et 19 dĂ©cembre 1780.
  • Suzzarelli (Bonifacio), le 9 septembre 1786.
  • Tomei (Luri), le 19 septembre 1776.
  • Varese (Bastia), le 24 janvier 1772.
  • Zerbi (de) (Saint Florent / San Fiurenzu), le 8 aoĂ»t 177110.

Premier Empire

  • Arrighi de Casanova, (Corte / Corti), baron d'Empire.
  • Arrighi de Casanova, (Corte / Corti), duc de Padoue et de l'Empire.
  • Campi (Aiacciu): lettres patentes enregistrĂ©es au SĂ©nat le 16 dĂ©cembre 1810, confĂ©rant le titre de baron au gĂ©nĂ©ral Toussaint Campi.
  • Ferri-Pisani (Bocognano / Bucugn? ): comte de Saint Anastase (Royaume de Naples); comte de l'Empire.
  • Mariani (Corte) : baron de l'Empire selon les uns (Demartini); fait baron par le roi de Westphalie selon d'autres (Orticoni).
  • Orsatelli (Cassano): famille du gĂ©nĂ©ral-baron Eugène.

Second Empire

  • Benedetti (Bastia), comte : 1869.
  • Ramolino de Coll'Alto, anoblissement par lettres : comte 1870, Corse11

Les sgio

Le XIXe siècle est le temps d'un renouvellement des Ă©lites insulaires. On peut les nommer les noblesse, car bien des anciennes familles en font Ă©videmment partie et les nouvelles imitent leur comportement. En fait il s'agit dĂ©sormais d'une notabilitĂ© liĂ©e ?  la puissance Ă©lectorale et toujours foncière. L'hĂ©rĂ©ditĂ© des charges politiques reste la règle. Les membres de cette catĂ©gorie sont appelĂ©s "sgio", appellation dĂ©rivĂ© de l'italien "signor" signifiant "seigneur", il s'agit plutĂ´t d'un "Monsieur" très dĂ©fĂ©rent, traduction que donnent la plupart des linguistes actuels mais qui n'est pas satisfaisante. Monsieur en effet est banalisĂ© dans l'usage actuel alors qu'en prĂ©sence d'un Sgio, le villageois, berger ou tenancier utilisait le vocatif (O Sgio Natale...), mettait bas la coiffure et, bien sĂ»r, vouvoyait. On pourrait le traduire par l'anglais Sir ou un "MaĂ®tre" particulièrement dĂ©fĂ©rent. Dans une conversation l'usage Ă©tait de laisser tre passi (3 pas) entre le supĂ©rieur et l'infĂ©rieur. Certains sgio avaient de gros chiens dressĂ©s ?  faire respecter la distance.

Son acception est variĂ©e : au sens large, il dĂ©signe la classe des propriĂ©taires terriens qui emploient les paysans sur leurs terres. Au sud, terre des seigneurs, ce mot se teinte d'une connotation quasi fĂ©odale, dans l'esprit du clan et les sgio sont très peu nombreux. Au nord, terre du commun, il dĂ©signe une grande partie des adultes hommes de la première classe sociale. Ce terme est ainsi attribuĂ© automatiquement aux magistrats, mĂ©decins "U sgio duttore", aux hommes politiques locaux ou rĂ©gionaux (les maires notamment), ?  certains prĂŞtres " U sgio piuvanu" et enfin, aux personnes envers qui on est profondĂ©ment redevables. NĂ©anmoins le titre Ă©tait, dans les faits, quasi hĂ©rĂ©ditaire et Ă©tait alors suivi du prĂ©nom, " U sgio Michele". Seuls quelques hommes, vieillards ou serviteurs particulièrement apprĂ©ciĂ©s, pouvaient substituer au vocatif "O sgio Matteu" un "O cumpa", presque dĂ©mocratique. L'Ă©pouse et la mère d'un sgio avaient le titre correspondant de signora : "A signora Paulina".

C'est le caractère ouvert et presque spontanĂ© de cette appellation qui fait qu'on ne peut le dĂ©finir comme un titre de noblesse au sens juridique. L'appellation de sgio n'est plus donnĂ©e aux notables depuis le dĂ©but des annĂ©es 1960, phĂ©nomène liĂ© aux Ă©volutions de la sociĂ©tĂ© rurale insulaire mais aussi ?  la rĂ©gression de la langue corse.
De nos jours, cette notabilité presque aristocratique sans titulature perdure dans les diverses lignées d'hommes politiques corses qui dominent la politique insulaire, parfois depuis le Second Empire ou la 3e République1.

Autres 8

Un grand nombre d'autres familles corses peuvent s'enorgueillir de la noblesse. Cette liste contient les noms de quelques familles de caporaux et de gentilshommes corses n'ayant pas Ă©tĂ© reconnues nobles par la monarchie française entre 1769 et 1789. Certaines familles illustres, qui avaient luttĂ© pour la libertĂ©, contre le roi de France et aux cĂ´tĂ©s de Pasquale Paoli, ne daignèrent pas mĂŞme se prĂ©senter aux recensements des nobles par l'administration française. D'autres ne se prĂ©sentèrent pas croyant que le statut de l'Ă®le allait encore Ă©voluer (il existait en Corse ?  cĂ´tĂ© des partis "nationaux" et "pro-français", un parti "impĂ©rial", un parti "papal" ou encore un parti "espagnol"). Enfin, certaines se prĂ©sentèrent et furent refusĂ©es. Cette question de la reconnaissance de la noblesse est une question complexe dans une Ă®le oĂą les origines nobiliaires des familles sont multiples.

  • Agostini (branche de Scata) issuent des Nobles et Patriciens de Pise, descendants par les femmes des "Cortinchi" de Lumito et hĂ©ritiers de leurs titres et possessions. Reconnu noble dès le XIIIe siècle, puis dĂ©chu de leur noblesse par NapolĂ©on III ?  cause de leur orlĂ©anisme convaincu.
  • Baccielieri (ou Baccialieri) (Ville di Parasu). Issue du seigneur Ghjuseppu Maria Baccialieri, de Ville di Balagna, qui aurait Ă©tĂ© reconnu noble par un acte des Protecteurs de l'Office de Saint Georges, du 8 fĂ©vrier 1454.
  • Battistini (Bastia). Acte de reconnaissance de noblesse par les magistrats de Bastia du 18 novembre 1727.
  • Biadelli (Bastia), mention est faite de cette famille depuis la fondation de la ville.
  • Bonavita (Bastia).
  • de Brunelli (Calvi).
  • Carbuccia (de) (Bastia), Originaire de Carbuccia, prĂ©s d'Aiacciu. FixĂ©e ?  Bastia depuis 1500 environ, avec Oraziu Carbuccia.
  • Carli (Spiluncatu). Originaire de Lucques. Etablie en Corse au XVIe siècle. DĂ©cret de 1684 crĂ©ant Caporaux Ambrughju Carli et ses descendants.
  • Casanova de Pioghjula (ou Pioggiola), famille d'origine romaine dont la reconnaissance de noblesse est datĂ©e du 9 janvier 1454.
  • Casanova d'Arraciani (Prupri? ).
  • Defendini (Prunelli), le 20 janvier 1707. (Titre de Noblesse Princière)[rĂ©f. nĂ©cessaire].
  • Filippi, (Quenza), Porti Vechju. Issue de Filippo di Quenza, exĂ©cuteur testamentaire de Rinucciu della Rocca (1510). Actes de reconnaissance de noblesse datant de 1561.
  • Filippini (Corti), originaire de Sardaigne.
  • Flach et Flach-Malaspina (Calvi).
  • Forcioli-Conti (Ajaccio) Issue de la Maison Bozzi. Actes notariĂ©s de 1604 ?  1614. Elle tire son nom de la tour et du village de Furciolu.
  • Lanfranchi (de) [archive] (Livia), dans la rĂ©gion de l'Alta-Rocca. Le Capitano Lanfranco delle Vie bĂ©nĂ©ficie d'une reconnaissance de noblesse le 25/05/1592 et est exemptĂ© de taille tout comme son fils Orazio. Orazio est Noble Six en 1585, Ă©lu orateur du Del?  des Monts. Il obtient confirmation de la benemerenza familiale (pour lui et ses fils Lanfranco, Cesare et Aurelio et pour son frère Pietro) le quitus pour son action comme orateur du Del?  des Monts, du SĂ©nat de Gènes le 12.9.1592. Son fils, Simon Francesco, Ă©poux de Constanza Musso, obtient le brevet de chevalier du Saint-SĂ©pulcre dĂ©livrĂ© ?  JĂ©rusalem le 24.10.163012. Les Lanfranchi de Livia sont inscrits sur le " Registri feudi e famiglie nobili" 13
  • Malaspina (Belgodere, Speloncato, Monticello, etc), maison considĂ©rĂ©e comme issue de l'illustre famille Malaspina appartenant aux Obertenghi qui rĂ©gna sur la Toscane puis sur la LunĂ©giane14.
  • Orticoni (Monticello, Santa-Reparata-di-Balagna).
  • Padovani (Santa-Reparata-di-Balagna)15.
  • Paganelli (Cervioni e Mucchiettu), du puissant clan des Cottoni, originaire de Florence, elle joua un rĂ´le important dans les premières annĂ©es de la rĂ©volution corse. Elle Ă©tait membre du parti pro-gĂ©nois.
  • Paganelli-Zicavo (Zicavo).
  • Pasquali rĂ©sidant ?  Scata, Branche cadette des Pasquali de Florence Grand Patricien de cette ville
  • Tardi (Bastia, Tallone, Venzolasca).
  • Vincenti (de) (Santa-Reparata-di-Balagna), agrĂ©gĂ©e ?  la noblesse de Lucques par lettres patentes du 3 dĂ©cembre 1835.

Linked toAntoine-Baptiste Arrighi; Baldassare Cuneo; Ercole d' Istria; Maréchal Alphonse d' Ornano; Giovan Antonio da Bozzi; Ansaldino da Mare; Giudice de la Rocca; Francesco Gentile; Federico Leca; Ghjacintu Paoli; Anton Maria Pietri; Sébastien Poli; Felice Pozzo di Borgo; Giuseppe Maria Pozzo di Borgo

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